Conf: (Re)configurations of Disciplines in the Victorian Era and Beyond, 6 March, Nancy

Ce vendredi 6 mars aura lieu une journée d’étude sur le thème “(Re)configurations des disciplines à l’époque victorienne et au-delà” dont vous trouverez le programme ci-dessous. La journée d’étude aura lieu en salle J09, Campus Lettres et Sciences Humaines, Nancy, de 9h à 16h.

Programme :
9h-10h00 Conférence de Laurence Talairach : « Médecine et littérature à l’époque victorienne : approches interdisciplinaires »
10h-10h30: Discussion

10h30-10h50 Pause

10h50-11h10 Richard Somerset, « Science or Belles-Lettres? The Debate on the Classification of History as a Subject, 1870-1890 »
11h10-11h30 Matthew Smith, « English Becomes Respectable: The Controversial Appointment of A. S. Napier to the First Oxford Chair of English, 1885 »
11h30-12h Discussion

12h-14h Repas

14h-16h Table ronde : « And Beyond… Contemporary (Re-)Configurations of Disciplines and the Modern English Department »
Journée d’étude à Nancy, Campus Lettres et Sciences Humaines (6 mars 2015)

(Re)configurations des disciplines à l’époque victorienne et au-delà
(Re)configurations of Disciplines in the Victorian Era and Beyond

Le projet de recherche sur l’« Institutionnalisation des disciplines », qui fait partie du Pôle 1 (Théorisation de l’interdisciplinarité) de l’équipe IDEA (Interdisciplinarité Dans les Etudes Anglophones) organise, conjointement avec le Pôle 2 (Public History) de l’équipe, une journée d’étude intitulée « (Re)configurations des disciplines à l’époque victorienne et au-delà ». Celle-ci aura lieu le vendredi 6 mars 2015 sur le Campus Lettres et Sciences Humaines de Nancy de l’Université de Lorraine. Elle a pour but de mieux cerner l’enracinement des distinctions courantes actuelles entre disciplines tel qu’il apparaît à l’époque victorienne, une période-clé de l’organisation matérielle des savoirs. En creusant l’institutionnalisation de diverses disciplines et les (re)constructions des rapports disciplinaires entre littérature, histoire et sciences pendant cette période, la journée d’étude devrait permettre d’aborder la distinction qui s’opère entre les sciences dites « dures » et les autres savoirs ; mais les intervenants s’interrogeront également sur les limites de cette distinction et les raisons de ces limites, sans doute liées à des questions de légitimation discursive. Il sera aussi question de l’instauration très officielle à la même époque de ce qui est reconnu de ce fait comme un véritable domaine : « English », dont la traduction en français comme « lettres modernes anglaises » ou « études anglaises » pose problème. Ces deux facettes contribuent à la façon dont l’émergence de cette nouvelle discipline crée un supplément de légitimité ou l’instaure en garant de la civilisation, au sens classique-humaniste du terme, en complément, ou en contrepartie, du poids de la science et de l’industrie à l’époque. Terry Eagleton va jusqu’à affirmer que pour les Victoriens, l’institutionnalisation de la littérature est une manière de la substituer à Dieu et à l’église afin de maintenir la cohésion sociale.
Notre groupe de recherche aura le très grand plaisir d’accueillir Laurence Talairach-Vielmas, Professeur des Universités dans le Département des Etudes du Monde Anglophone à l’Université Toulouse Jean Jaurès, et dont la présentation plénière, intitulée « Médecine et littérature à l’époque victorienne : approches interdisciplinaires », ouvrira notre journée d’étude. Laurence Talairach-Vielmas est membre statutaire du Centre Alexandre-Koyré pour la recherche sur l’histoire des sciences et des techniques au sein de l’EHESS et auteur entre autres des ouvrages Fairy Tales, Natural History and Victorian Culture (Macmillan, 2014) et Wilkie Collins, Medicine and the Gothic (University of Wales Press, 2009). Ce séminaire sera suivi le matin par des présentations de la part de deux membres d’IDEA, Richard Somerset et Matthew Smith, qui traiteront de deux controverses suscitées par les efforts d’organisation et d’institutionnalisation des savoirs dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle au Royaume-Uni : le débat très vif entre 1870 et 1890 au sujet du classement de l’Histoire comme matière « scientifique » ou « littéraire » ; et la nomination d’A. S. Napier à la première chaire d’études anglaises de l’Université d’Oxford en 1885. Enfin, après une pause déjeuner, nous aborderons sous forme de table ronde la partie « et au-delà » de notre intitulé, en nous interrogeant sur l’impact des réorganisations victoriennes des savoirs sur nos pratiques, sur les rapports entre disciplines, sur l’enseignement de la littérature, ainsi que sur la place de la littérature et de la culture dans l’enseignement et la recherche universitaires dans le domaine anglophone en France. Des présentations courtes (env. 10 minutes) de quelques membres d’IDEA viendront lancer les débats.
La journée s’inscrit dans les projets des Pôle 1 (« Théorisation de l’interdisciplinarité ») et 2 (« Public History ») d’IDEA, et ce doublement dans le second cas puisque nous abordons à la fois l’histoire des institutions et la façon dont le savoir, historique ou autre, est construit ou conditionné par l’organisation matérielle de sa production.

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