CFP: Rural Spaces in the UK (18th-21st centuries)

Please find hereafter a call for paper for a one-day conference on “Rural Spaces in the UK (18th-21stcenturies): Identities, Mutations, and Representations” that will be held at the University of Rennes 2 (France) on Friday 10 April 2015.
 
Please send your proposals (maximum one A4 page) in English together with a short biography to David Haigron (david_haigron@yahoo.fr) by 15th January 2015.
 
You will find further information at: http://ruralspaces.sciencesconf.org/
 

(Scroll down for French version / Texte en français plus bas)

Rural Spaces in the UK (18th-21st centuries)
Identities, Mutations, and Representations
Research on British rural spaces is often given less exposure than urban studies (urbanisation, gentrification, inner cities, architectural feats, etc.). This may be justified by the fact that, since the Victorian era, the population, economic activities and jobs have been mainly concentrated in urban conurbations. Less than 15% of Britons live in the countryside, which nonetheless still makes up 80% of Britain.
The frontier between urban and rural areas is drawn according to statistical criteria that allow for a differentiated administrative management, but this division is becoming increasingly blurred by a series of phenomena (rural-urban continuum, periurbanisation, rurbanisation, exurbanisation, counterurbanisation, suburbanisation), along with shifts of population towards the countryside, and technical innovations that have contributed to mitigate the isolation of its dwellers (transport, internet). Despite strong regional disparities (between East Anglia and the Scottish Highlands for instance), rural spaces do have common characteristic features regarding employment, social classification, electoral behaviour, and standards of living. As far as collective representations are concerned, the countryside is often portrayed as a “rural idyll”, with its beautiful landscapes and closely-knit communities. This image is reinforced by countryside planning (limited building permission), green tourism (National Trust, national parks, former mining valleys, registered sites), magazines (Country Life), or literary and audiovisual fictions (Thomas Hardy’s Far From the Madding Crowd [novel], Caryl Churchill’s Fen[theatre], The Archers [radio], Emmerdale [TV], etc.).
Often described as a stronghold of traditional values as opposed to urban modernity, the countryside has nevertheless experienced major mutations: it is therefore relevant to examine the socioeconomic, political and even socio-linguistic (social markers) consequences induced by the arrival of new populations and by the development of new means of transportation and communication. In this respect, rurality may be understood as a socio-topographical element and rural spaces may be studied as “places” or “locales” (Anthony Giddens’ The Constitution of Society, 1984) where interactions and social systems are being built (new communities, cohabitation of different categories of population, social/spatial relation). Natural, unbuilt spaces can be analysed through the prism of power and protest (from the domination of the landed gentry to the defence of foxhunting, from D. Lloyd George’s land nationalisation project to D. Cameron’s forestry privatisation plan, added to WW2’s “Dig for Victory” campaigns, the environmentalist movement, popular mobilisations against road building or fracking, action taken to preserve green belts from greedy urban planners, and the NIMBY syndrome). Lastly, the discursive, iconic or fictional representations of these rural spaces can be studied from various, complementary perspectives, according to whether one interprets these representations as ideological, artistic, cultural, etc.
The research project will focus on contemporary Britain, but does not exclude comparative studies with other Anglophone countries. Synchronic and diachronic perspectives are welcome. Following a cultural studies tradition, the chosen approach combines several disciplines: sociology, (social) geography, cultural history, art history, literature, media studies, discourse analysis, etc.
 
Les espaces ruraux au Royaume-Uni (XVIIIe-XXIe siècles): Identités, mutations et représentations
Comparativement à la ville (urbanisation, gentrification, « inner cities », prouesses architecturales), les espaces ruraux constituent un champ d’études encore sous-exploité dans les études anglophones. Ceci s’explique par le fait qu’au Royaume-Uni, depuis l’ère victorienne, les conurbations regroupent l’essentiel de la population, des activités économiques et des emplois. Les espaces ruraux hébergent aujourd’hui moins de 15 % de la population, mais couvrent encore 80 % du territoire national.
La frontière entre zones urbaines et espaces ruraux est tracée selon des critères statistiques qui permettent une gestion administrative différenciée, mais cette division est rendue floue par une série de phénomènes (continuum rural-urbain, périurbanisation, rurbanisation, exurbanisation, contre-urbanisation, suburbanisation) accompagnés de mouvements de population vers les campagnes, et d’innovations contribuant à sortir ces dernières de leur possible isolement (transport, internet). En dépit de disparités régionales fortes (entre l’East Anglia et les Highlands écossaises, par exemple), les espaces ruraux n’en conservent pas moins certaines caractéristiques en termes d’emplois, de population, de comportement électoral, ou de modes et de niveau de vie. Pour ce qui concerne les représentations collectives, la campagne est encore perçue de façon idéalisée (« rural idyll ») comme un territoire fait de paysages somptueux et de communautés soudées, une image que continuent à entretenir un urbanisme rural malthusien (rareté des permis de construire), le tourisme vert (parcs nationaux, anciennes vallées minières, sites classés, National Trust) ou les fictions littéraires et audiovisuelles (Far From the Madding Crowd de Thomas Hardy [roman], Fen de Caryl Churchill [théâtre], The Archers [radio], Emmerdale [TV], entre autres).
Souvent vue comme l’espace de préservation de la tradition face à la modernité urbaine, cette campagne est pourtant l’objet de mutations importantes : il conviendra donc de réfléchir aux conséquences socio-économiques et politiques, voire socio-linguistiques (marqueurs sociaux), induites par l’arrivée de nouvelles populations et par le développement des transports et des techniques de communication. A ce titre, la ruralité pourra être comprise comme une composante socio-topographique, à partir de laquelle les espaces concernés pourront être étudiés comme des « lieux » ou des « scènes » (« locales » selon A. Giddens, La Constitution de la société, 1984) où se construisent des interactions et des systèmes sociaux (constitution de communautés, cohabitation de catégories de population, relation social/spatial). Les espaces naturels (non construits) pourront, quant à eux, être étudiés en tant que lieux et enjeux de pouvoir ou de contestation (de la domination de la « landed gentry » à la défense de la chasse à courre, ou des projets de nationalisation des terres de Lloyd George dans son combat contre les propriétaires fonciers, à la privatisation des forêts souhaitée par Cameron, en passant par la campagne « Dig for Victory » pendant la Seconde Guerre mondiale, le mouvement environnementaliste, les mobilisations populaires contre la construction de routes ou l’exploitation du gaz de Schiste, la préservation des « green belts » face aux appétits des promoteurs immobiliers, ou le phénomène « NIMBY »). En dernier lieu, les représentations (discursives, iconiques ou fictionnelles) qu’inspirent ces espaces ruraux pourront être analysées d’un point de vue idéologique, artistique, culturel, etc., ou dans leur rapport au réel.
Le projet de recherche se concentrera sur le Royaume-Uni contemporain, mais n’exclut pas de possibles études comparatives avec d’autres pays anglophones. Des perspectives synchroniques ou diachroniques sont envisageables. Dans la tradition des cultural studies, notre approche se définit comme « culturelle » au sens le plus large et se situe nécessairement à la croisée de plusieurs disciplines : sociologie, géographie (sociale), histoire culturelle, histoire de l’art, littérature, étude des médias, analyse des discours et des représentations qu’ils véhiculent, etc.
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