CFP: TOULON Atelier Société d’Etudes Victoriennes et Edouardiennes 4-6 juin

Cher/es collègues,
Dans le cadre du prochain congrès de la S.A.E.S. qui se tiendra à l’université de Toulon (4, 5, 6 juin 2015), l’atelier  de la Société Française d’Etudes Victoriennes et Edouardiennes accueillera vos propositions de communications sur le thème retenu, à savoir l'”Engagement/Commitment”. Les propositions sont à envoyer à fabienne.moine@wanadoo.fr, laurence.constanty@gmail.com,
sara.thornton@univ-paris-diderot.fr

Texte de cadrage de l’atelier de la SFEVE :
La SFEVE propose de s’intéresser à toutes les formes sociales, politiques, scientifiques, idéologiques, identitaires, institutionnelles ou esthétiques d’engagement pour ou contre une cause ou à toutes les formes de résistance à des modèles culturels
hégémoniques au cours de la période victorienne et édouardienne. Le terme anglais d’ « engagement » (dans le sens de « betrothal » que l’on retrouve dans les expressions « broken engagements » ou « long engagements ») pourra donner lieu à des propositions de communication. On peut aussi évoquer l’engagement militaire ou au contraire l’antimilitarisme au cours des conflits mondiaux auxquels participa la Grande-Bretagne entre 1830 et 1910 (guerres de Crimée, anti-zouloue, des Boers…).

Nous pourrions également nous interroger sur les limites et les frontières propres aux études victoriennes et interroger la nature de l’engagement qui caractérise la communauté des victorianistes. Qu’est-ce qui caractérise les études victoriennes, sinon une
nécessaire interdisciplinarité et un recours constant à des disciplines connexes: esthétique/civilisation, texte/image, musique/littérature? Etre victorianiste, est-ce finalement être spécialiste d’une période historique, d’un genre (la poésie ou la
peinture victoriennes, le roman édouardien…) ou nécessairement ouvert sur les autres périodes et prêt à prendre en compte et accueillir l’évolution des formes, des idées et des courants contraires qui traversent le dix-neuvième siècle? On pourra essayer de
définir à quelles formes d’engagement ou au contraire à quels degrés d’infidélité les chercheurs doivent faire face (prendre en compte le passé et le  destin des esthétiques et idéologies victoriens au 18e ou au 21e siècle, travailler aux frontières des médias entre roman et film, culture de l’imprimé et les technologies de reproduction
modernes..)

Cette spécificité des études victoriennes pourrait enfin nous amener à envisager la question de l’engagement tel qu’on l’entend en musique ou en chant, c’est-à-dire en référence à la posture adoptée pour faire entendre sa voix/sa voie. Ainsi l’on pourra tout à fait envisager cette question de l’engagement sous l’angle de la voix ou de la prise
de parole (politique, poétique, idéologique, musicale ou théâtrale).

Argument:

The SFEVE will be considering the notion of engagement or commitment in all its social, political, scientific, ideological, institutional, aesthetic or identity-based forms. We are interested in mobilisation for or against particular causes as well as resistance to hegemonic cultural models in the Victorian and Edwardian period. The English concept of  ‘engagement’ in the sense of a ‘betrothal’ which we find in expressions such as ‘long engagements’ or ‘broken engagements’ might also be espoused along with military engagement or anti-militarism in the world conflicts between 1830 and 1910 (Crimea, the Zulu conflict, the Boer wars..).

We might also interrogate the limits and frontiers of the discipline we call Victorian studies to understand the commitment of academics to this (imagined) community. Victorian studies can be viewed as intrinsically interdisciplinary and dependent upon a variety of disciplines and methodologies, many of which function in a connected
way: aesthetics/civilisation, music/literature, texte/image. As Victorianists, are we specialists of a historical period, a genre (Victorian poetry or painting, the Edwardian novel..) or necessarily open to other periods and ready to engage with the evolution of
contradictory forms, ideas, currents which traverse the nineteenth century? What commitments or infidelities are at work here and how much of our time is spent tracing the past or the destiny of the objects we engage with? The medial slippages between novel and film, the persistence of aesthetic or ideological forms, the evolution of technologies from print to hyper-modern forms of reproduction might all be considered.

Finally, we shall envisage engagement from the point of view of music and song and the engagement necessary to make the voice heard, and to celebrate its performative power. The human voice and the act of speech whether they were political, poetic, musical or theatrical were at the heart of Victorian and Edwardian society.

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