CFP: Norms and Transgressions in Victorian and Edwardian Times Université de Reims, 18-19 January 2013

Norms and Transgressions in Victorian and Edwardian Times
Université de Reims, 18-19 January 2013
The Victorian and Edwardian era is generally conceived as being a highly normative and conformist period. This conference aims to explore how these very codes and norms, far from stifling individual voices, generated a proliferation of acts of resistance, dissident cultures and counter-discourses. It purposes to discuss the various ways in which imposed norms and strictures were eschewed, played with, subverted, resisted and/or transgressed.
The question of norms and transgressions in the Victorian and Edwardian era applies very much to the social and political spheres. Contributions from the fields of history, historiography, and sociology as well as social and political science would be welcome. The issue is also undoubtedly relevant to the field of literature, from the representation of transgressive characters or acts, to the games with generic codes and norms and the strategies employed by authors to resist, subvert or transgress the editorial pressures imposed by Victorian and Edwardian publishing houses. The dialectical relationship between norms and transgressions could also lead to fruitful analyses in the realm of the visual arts as well as of cinema. For instance, it would be interesting to study the question of adaptation and to analyse how the nineteenth century, its norms and transgressions, are represented on the silver screen. Contributions dealing with contemporary rewritings of “canonical” Victorian texts, as well as with “Neo-Victorian” literature and its approach to Victorian norms and transgressions,would also be welcome.
Beyond the famed etiquette and social rules (explicit and implicit), norms applied to all areas, from the private to the public spheres. This unavoidably led to transgressions of established codes but of also of received ideas that were often backed up by the ruling elite. Robert Peel’s repeal of the Corn Laws, for instance, was perceived as a betrayal of the landed interest and even of the Conservatives, leading both to his resignation and to the temporary demise of his party. Meanwhile, jarring voices denounced the inequalities behind the great industrial and commercial success epitomized by the Great Exhibition. The set class hierarchy was timidly yet increasingly transgressed, notably with individual stories of dramatic upward or downward social mobility. Papers may deal with these transgressions and many more, and also with the accompanying backlash – if any – that affected their perpetrators.
We would also welcome contributions dealing with gender and sexuality, discussions about the transgression of gender roles and the redefinition of masculinity and femininity (from the “Angel in the House” to the “New Woman”) or about the emerging discourses on homosexuality and “sexual dissidence”. Referencing Stephen Marcus’s 1966 essay The Other Victorians, Michel Foucault, in “We, ‘Other Victorians’”, the first section of the first volume of his History of Sexuality (The Will to Knowledge, 1976), casts doubt as to what he calls the “repressive hypothesis”. He sarcastically questions the idea that repressiveness is the adequate paradigm to think of sexuality, both in Victorian times and in the 20th century, and he demonstrates that in fact the 19th century witnessed a multiplication of discourses about sexuality.
Submisssions for papers including an abstract (200 to 300 words) and a short biographical note should be sent by to Catherine Heyrendt(catherine.heyrendt@univ-reims.fr) and Xavier Giudicelli (xavier.giudicelli@univ-reims.fr) BY SEPTEMBER 5, 2012.
 
Normes et Transgressions à l’époque victorienne et édouardienne
Université de Reims, 18-19 janvier 2013
L’époque victorienne et édouardienne est généralement conçue comme étant particulièrement normative et conformiste. Ce colloque a pour ambition d’explorer la manière dont ces codes et ces normes, loin de constituer une injonction au silence, se trouvent à l’origine d’une prolifération d’actes de résistance, de cultures dissidentes et de contre-discours. Il a pour but d’interroger les différentes manières dont les normes imposées sont éludées, donnent lieu à des jeux, sont subverties et/ou transgressées.
La question des normes et des transgressions à l’époque victorienne et édouardienne s’applique aux domaines socio-politique et littéraire. Des communications en civilisation, histoire, histoire des idées, historiographie, sciences politiques et sociales seront les bienvenues. Les enjeux sont également très pertinents dans le domaine de la littérature, qu’il s’agisse, par exemple, de la représentation de personnages ou d’actes transgressifs, des jeux avec les normes et les codes génériques, des stratégies auxquels les auteurs ont recours pour résister aux pressions éditoriales, pour les subvertir ou les transgresser. Le rapport dialectique entre normes et transgressions pourra également donner lieu à des analyses fructueuses, tant dans le domaine des arts visuels que dans celui du cinéma. On pourra par exemple se pencher sur la question de l’adaptation et analyser la manière dont le XIXe siècle, ses normes et ses trangressions, sont portés à l’écran au XXe et au XXIe siècles. Il serait aussi intéressant de s’interroger sur les réécritures de textes du « canon » victorien, ainsi qu’à la littérature « néo-victorienne » et à sa lecture des normes et transgressions victoriennes.
Au-delà de la célèbre étiquette et des règles sociales (qu’elles soient explicites ou implicites), les normes affectent tous les domaines, de la sphère privée à la sphère publique. Il est alors inévitable que surviennent des transgressions, tant des codes que des idées reçues fréquemment soutenues par les élites au pouvoir. Par exemple, la révocation des lois sur le grain par Robert Peel est perçue comme une trahison par les propriétaires terriens et même par les Conservateurs, et entraîna à terme la démission de Peel, ainsi que des difficultés considérables pour son parti. Parallèlement, des voix discordantes dénoncent les inégalités que dissumule le succès industriel et commercial incarné par la Grande Exposition. La hiérarchie sociale figée est transgressée timidement, mais de plus en plus fréquemment, notamment par des individus dont la mobilité sociale – vers le haut ou vers le bas – peut s’avérer spectaculaire. Les communications pourront traiter de ces transgressions et de bien d’autres encore, ainsi que des répercussions parfois sévères qui affectent ceux qui les ont perpétrées.
On pourra également envisager des communications ayant trait aux questions de genre et de sexualité, à la transgression des identités sexuelles, à la redéfinition de la masculinité et de la féminité ou aux discours naissants au sujet de l’homosexualité ou la « dissidence sexuelle ». Faisant référence à l’essai de Stephen Marcus The Other Victorians (1966), Michel Foucault exprime, dans « Nous autres, victoriens », premier chapitre du premier volume de sonHistoire de la sexualité (La Volonté de savoir, 1976), de sérieuses réserves au sujet de ce qu’il nomme « l’hypothèse répressive ». Usant de sarcasme, il interroge la pertinence de la notion de répression comme paradigme pour penser la sexualité, tant à l’époque victorienne qu’au XXe siècle, et il montre que le XIXe siècle a en réalité connu une multiplication de discours sur la sexualité.
Merci de faire parvenir vos propositions de communication (200-300 mots) accompagnées d’une courte notice biographique à Catherine Heyrendt (catherine.heyrendt@univ-reims.fr) et Xavier Giudicelli (xavier.giudicelli@univ-reims.fr) pour le 5 SEPTEMBRE 2012.
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